Le podcast JeSuisComedien.com est officiellement lancé ! J’en suis ravie, vous étiez nombreux à le demander, mais aussi parce que j’aime beaucoup le format audio.

Je renoue avec le plaisir de la chronique audio.

De 2007 à 2018, j’ai été chroniqueuse radio et tv. Bien sûr j’ai passé de formidables moments dans les deux formats, comme en témoigne par exemple ces courts extraits des chroniques sur la chaine régionale TV rennes.

La qualité de la vidéo est médiocre. 

Pour autant, j’ai préféré la radio à la télévision. C’est un format plus intime, la voix est le seul vecteur de communication, et par ailleurs on est libéré de l’image, pas besoin de se pomponner comme une poupée Barbie… ou Ken !

Le podcast JeSuisComedien.com est officiellement lancé ! J’en suis ravie, vous étiez nombreux à le demander, mais aussi parce que j’aime beaucoup le format audio.

Je renoue avec le plaisir de la chronique audio.

De 2007 à 2018, j’ai été chroniqueuse radio et tv. Bien sûr j’ai passé de formidables moments dans les deux formats, comme en témoigne par exemple ces courts extraits des chroniques sur la chaine régionale TV rennes.

(La qualité de la vidéo est médiocre.) 

Pour autant, j’ai préféré la radio à la télévision. C’est un format plus intime, la voix est le seul vecteur de communication, et par ailleurs on est libéré de l’image, pas besoin de se pomponner comme une poupée Barbie… ou Ken !

Choisissez votre plateforme d’écoute.

Il faudra que je pense à écrire un article un jour plus spécifique au lancement d’un podcast. C’est assez simple, mais il faut tout de même ne pas négliger quelques étapes, notamment la diversité des plateformes sur lesquelles les épisodes sont publiés.

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Il faudra que je pense à écrire un article un jour plus spécifique au lancement d’un podcast. C’est assez simple, mais il faut tout de même ne pas négliger quelques étapes, notamment la diversité des plateformes sur lesquelles les épisodes sont publiés.

Ci-dessus les principales plateformes d’écoute, que vous soyez sur téléphone mobile ou PC. Le podcast est également disponible sur :

Retranscription de l’épisode de lancement.

Et pour ceux qui ne peuvent pas l’écouter, voici le contenu de l’épisode 0 – lancement du podcast et interview d’un comédien amateur devenu pro du stand up.

Bienvenue à tous dans ce tout premier épisode du podcast JeSuisComedien.com ! Je suis ravie de démarrer cette aventure avec vous parce que ce podcast, figurez-vous que ça fait des années que j’en rêve… mais avant d’aller plus loin, commençons par le commencement :  il faut que je me présente.

Je suis Marnie Duarte fondatrice de JeSuisComedien.com, le site destiné à tous ceux qui se passionnent pour le spectacle vivant et l’audiovisuel. Ce sont des domaines que je connais bien, parce qu’à la maison, nous sommes une famille d’artistes ! J’ai un fils réalisateur et un autre régisseur lumière et pour ma part, je dirige ma compagnie théâtrale depuis une quinzaine d’années.

Alors le festival d’Avignon off, les programmations, la communication pour se faire connaître, l’administratif de la compagnie, le site web, les réseaux sociaux, les relations presse et j’en passe… j’ai tout un tas d’astuces à partager avec vous, des galères aussi bien sûr, des succès et puis surtout, surtout, des rencontres !

Dans ce podcast, vous parlerai aussi parfois de communication digitale parce que c’est mon second métier : je suis consultante web et réseaux sociaux. En clair j’aide les gens à gagner en visibilité sur instagram, linkedin, facebook… et puis aussi un peu partout sur le net.

Je crois vraiment que le spectacle vivant et le marketing digital ne sont pas incompatibles, bien au contraire ! Moi c’est la communication sur le web qui m’a permis de faire connaître ma compagnie et puis surtout de remplir les salles que ce soit au festival d’Avignon ou en tournée. Et c’est d’ailleurs en apprenant à communiquer pour ma compagnie qu’a démarré cette passion pour le digital.

Voilà, vous savez tout ! Et pour démarrer ce podcast, il y en a une interview vidéo que j’avais faite il y a quelques temps et que j’ai envie de partager avec vous pour cet épisode de lancement, ici même sur le podcast.

Ça a été un vrai coup de coeur ! C’est un jeune artiste qui a fait la première partie d’une pièce que je jouais en tournée il ya deux ans. Il s’appelle Matthieu Ruffault et ce que j’ai adoré dans son parcours, c’est qu’il a tout fait pour réaliser son rêve : il était comédien amateur dans une troupe et il a travaillé dur pour devenir un artiste de stand-up et avoir un spectacle à l’affiche d’un théâtre parisien.

Je vous laisse découvrir cet entretien que nous avions eu à l’époque et que vous pouvez retrouver en vidéo sur le site,  Matthieu démarrait tout juste son premier spectacle.

Mon entretien avec Matthieu, comédien amateur devenu professionnel du stand-up.

Retrouvez ci-dessous la retranscription de l’entretien que j’ai eu avec Matthieu Ruffault.

Marnie :

Bonjour Matthieu ! Je suis ravie de te retrouver dans un théâtre parisien !

Matthieu :

Moi aussi, je suis ravis de t’accueillir ici !

Marnie :

Tu vas pouvoir raconter à tous ceux qui rêvent de monter sur scène un jour et qui rêvent d’en faire leur métier —parce qu’il ya peut-être des débutants qui nous écoutent ou des amateurs— raconte-nous comment ça t’es venue cette passion.

Matthieu :

Alors ça m’est venu par le théâtre amateur. En fait, moi je bossais dans la communication et je me suis dis « tiens j’aimerais bien faire du théâtre », c’était un vieux rêve, j’avais fait ça quand j’étais gamin, je voulais refaire du théâtre. J’ai fait de l’improvisation et au fur et à mesure je me suis retrouvé une passion. De fil en aiguille, je suis dans le processus pour en faire un métier. En fait j’ai construit les choses pour devenir pro, avoir mon spectacle ici au théâtre la cible.

Marnie :

Alors justement comment on construit quand on est amateur et qu’on souhaite devenir comédien professionnel ?

Matthieu :

C’est tout un cheminement que l’on fait, tu vois, comme je le disais, moi je me suis retrouvé une passion et comme toutes les passions, plus tu l’exerces, plus tu as envie de l’exercer. Donc j’ai commencé à faire un deuxième cours, j’ai rencontré ma prof d’impro qui est aujourd’hui ma metteur en scène, Alexandra Pardo. Elle avait créé une compagnie et un spectacle, une comédie, qui s’appelle Adam et Eve dans la pomme fatale 1 et elle m’a fait rejoindre ce projet. Pendant deux ans on a joué dans un petit bar dans le quartier à Pigalle, puis un théâtre un peu plus conventionnel. Ça a nourri mon parcours. Vraiment, quand tu t’exerces à la scène toutes les semaines, tu trouves tes premières sensations de plaisir.

En parallèle, j’écrivais des sketches parce que j’ai toujours eu ce rêve de faire mon spectacle, mon one-man-show. J’ai écrit des sketches de cinq minutes en fonction de thèmes qui me venaient. Toutes les vannes que j’avais, je les testais devant les copains. Et après je les testais en scènes ouvertes. Il y en a plein où tu peux tester sur quelques minutes, tu prends tes premiers applaudissements, tes premiers bides.

C’est vraiment une construction. Je ne me suis pas dit du jour au lendemain « tiens je veux devenir comédien et je plaque tout », j’ai fini par quitter mon boulot pour me consacrer à 100% et parce que j’ai senti que c’était le moment. J’avais fait les bonnes rencontres. On s’est rencontré à ce moment là d’ailleurs. C’était il y a presqu’un an, je t’avais envoyer une vidéo de ce que j’avais fait et tu m’a embarqué pour faire les premières parties de je préfère qu’on reste amis, la pièce que tu faisais tourner. C’est là que j’ai fait des grandes salles, on a fait des trucs cool !

Je l’ai invité en première partie de mes spectacles.

Marnie :

Tu as fait une 700 places quand même !

Matthieu :

C’est vrai ! Chez moi en plus !

Marnie :

C’est clair t’as fait une 700 places pour tester des sketches ! J’ai été épatée dès la première vidéo que tu m’as envoyée parce que j’ai vu que ça cartonnait sur le public. Aujourd’hui on est au théâtre de la cible, tu es comédien professionnel, comment réagit le public ?

Matthieu :

Ici on est vraiment dans une salle qui est axée découverte jeunes talents et c’est pas par hasard que j’ai voulu venir jouer ici. En fait moi j’ai connu ce théâtre parce que j’ai fait un concours de jeunes talents en début d’année…

Marnie :

Très bien les concours, excellent exercice !

Matthieu :

Oui tu te confrontes à tes collègues, parce qu’on est plusieurs à avoir cette envie de monter sur scène, et surtout il y a toute l’équipe qui est là pour t’orienter un peu, te conseiller. C’est une chose qui est très importante quand on vient de l’amateur, c’est d’être hyper à l’écoute de tous les conseils qu’on peut avoir et surtout ne pas se prendre pour un autre, rester très humble.

Donc j’ai fait le concours, j’ai passé le premier tour de demi finale jusqu’en finale, et puis je parlais de rencontre tout à l’heure, vraiment , c’est ça aussi que j’ai senti : une confiance une bienveillance qui m’a donné envie de jouer ici. En plus la salle est super atypique avec le public autour. Alors je me suis dis « allez je me paye ma salle, mon projet j’y crois, j’ai envie de le défendre, de le soutenir, et donc c’est parti ! »

C’est vrai qu’il y a encore du travail pour me faire connaitre, parce que personne ne m’attend, personne n’a entendu parler de moi. La première tu as toujours les amis qui viennent et après tu commences le vrai travail pour faire venir les gens. Le travail c’est d’aller flyer, de montrer ce que tu fais en scène ouverte, de faire des premières parties d’autres humoristes, voilà. Je communique sur les réseaux sociaux aussi c’est mon ancien métier, ça aide— il faut communiquer, communiquer ! Toutes les semaines, il faut que tu refasses ce travail là pour avoir de nouvelles personnes dans le public. On est tellement nombreux que si tu ne fais pas l’effort te démarquer, ça va être plus compliqué. Et puis ce spectacle, je le réajuste, je l’adapte, parce que j’ai envie de le faire progresser.

Marnie :

Comment vois-tu l’avenir ?

Matthieu :

C’est difficile de dire où je serai dans cinq ans ou dans dix ans, je pense que c’est impossible, mais j’aime beaucoup cet exercice du one-man-show. J’aime aussi l’esprit d’équipe d’une troupe, j’adorerais reprendre une aventure avec une pièce, une création ou une adaptation, pour cet esprit de troupe. Ce qui me fait vibrer, c’est vraiment d’être sur scène et que tout peut se passer en fait !

Marnie :

Quel conseil tu donnerais à un tout jeune comédien, peut-être amateur, qui nous écoute et veut en arriver où tu es ?

Matthieu :

Déjà, une chose à ne pas faire d’abord, c’est de penser que paf, on va devenir une star et que ça va être extraordinaire ! Y arriver c’est du travail. Ça ne pardonne pas quand tu montes sur scène et que tu n’as pas assez travaillé. Je l’ai expérimenté, tu prends des gadins ! Donc il faut toujours travailler, rien n’est anodin quand tu montes sur scène. Il faut vraiment être là, présent, et surtout être super humble ! Il faut écouter les avis quels qu’ils soient, il y a toujours des choses bonnes à prendre. Il faut toujours prendre les critiques avec bienveillance en disant que c’est rare les gens qui te critiquent juste pour le plaisir. Il y a toujours un truc derrière que tu pourrais exploiter.

Marnie :

Merci Matthieu, on se dit « à dans un an » ?

Matthieu :

Eh bien écoute oui, on fera le bilan. Et j’espère quand même qu’on se reverra avant ?

Marnie :

Bien sûr !

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